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LE LOTUS DU DIAMANT 2

 

 

 

 


                                                                                                           PARTIE DEUX                                                                            

. « De plus, Subhûti, si de bons fils et de bonnes filles qui reçoivent, observent,

lisent et récitent ce Sûtra sont dédaignés ou insultés, ils auront commis de mauvaises actions dans des vies antérieures

et à cause de cela, seront tombés dans des sentiers désagréables. A cause de cela,

ils sont méprisés et insultés dans cette vie présente par autrui.

Quand les actions mauvaises de leurs vies antérieures auront été extirpées,

ils atteindront la suprême et inégalée bodhi. Subhûti, je me rappelle que dans le passé,

un incommensurable asaïkhya d'éons auparavant, avant que je ne soit en compagnie du Bouddha Dîpamkara,

j'ai rencontré quatre vingt quatre quintillions  de Bouddha, je leur ai tous fait des offrandes

et j'ai accompli toutes les tâches sans la moindre faute. Suppose ànouveau

qu'il y ait quelqu'un dans prochaine ère qui soit capable de recevoir, observer, lire et réciter ce Sûtra

et d'en tirer profit. Le mérite de mes offrandes à tous ces Bouddha ne peut être comparé au centième de ses mérites.

Même un trillionième de ses mérites ne pourrait lui être comparé. Subhûti,

si je devais énoncer complètement l'extension du mérite atteint par ces bons fils

ou ses bonnes filles dans la prochaine ère qui recevront, observeront, liront et réciteront ce Sûtra,

certains esprits dans cette assemblée en deviendraient confus, incrédule et ne pourraient y croire.

Subhûti, on doit savoir que la signification de ce Sûtra est inconcevable. Le fruit de sa récompense l'est également.


17. A ce moment, Subhûti dit au Bouddha, « Honoré du Monde, où résideront les bons fils et les bonnes filles

quand ils engendreront la suprême et indépassable bodhicitta ? Comment maîtriseront-ils leur esprit

Le Bouddha répondit à Subhûti : « Les bons fils et les bonnes filles engendrant la suprême

inégalée bodhicitta donneront jour à cette pensée : « Je libèrerai tous les êtres vivants.

Ayant libéré tous les êtres vivants, il n'y aura aucun êtres vivants qui soient libérés ».

Pourquoi cela ? Subhûti, si un bodhisattva a l'image d'un moi, l'image d'une personne, l'image d'un être vivant

ou l'image d'une âme, alors il n'est pas un bodhisattva. Pourquoi cela ? Subhûti, en réalité,

il n'y a personne qui ait la suprême et indépassable bodhicitta. Subhûti, qu'en penses-tu ? Quand le Tathâgata était avec le Bouddha

Dîpamkara, il possédait le Dharma et pouvait atteindre la suprême et indépassable bodhi, n'est-ce pas ? »

« Non, Honoré du Monde. Comme j'ai compris l'enseignement du Bouddha, quand celui-ci était avec

le Bouddha Dîpamkara, il ne possédait pas le Dharma qui permettait d'atteindre la suprême et indépassable bodhi. »

 

                                                                                                           

 

                                                                                                                                         

 

Le Bouddha répondit : « C'est ainsi, c'est ainsi. Subhûti, en réalité il n'y a aucun Dharma existant

que le Tathâgata ait atteint dans la suprême et inégalée bodhi. Subhûti,

s'il y avait un Dharma que le Tathâgata ait atteint dans la suprême et inégalée bodhi,

le Bouddha Dîpamkara, alors, n'aurait pas donné de prédiction, disant :

« Vous apparaîtrez dans une vie future comme Bouddha appelé Sâkyamuni ».

Puisqu'en réalité il n'y a pas de Dharma actuellement afin d'atteindre la suprême

et inégalée bodhi, le Bouddha Dîpamkara m'a octroyé une prédiction disant :

« Tu apparaîtras dans une vie future comme Bouddha dont le nom sera Sâkyamuni

» Pourquoi cela ? Tathâgata[18] est en fait l'essence des choses.

Suppose qu'il y ait une personne qui dise que le Tathâgata a atteint la suprême

et inégalable bodhi. Subhûti, en réalité, il n'y a aucun Dharma dans l'acquisition par le Bouddha

de la suprême et inégalée bodhi. Subhûti, dans l'acquisition du Tathâgata de la suprême et inégalée bodhi,

il n'y a ni vérité ni mensonge. C'est pourquoi le Tathâgata dit que tous les Dharmas sont les Dharmas

du Bouddha. Subhûti, ce qu'on appelle « tous les Dharmas »,alors, ne sont pas tous les Dharmas

. C'est pourquoi on les appelle « tous les Dharmas ». Subhûti, pour exemple, prends une personne dont le corps est colossal ».

Subhûti répondit : « Honoré du Monde, le Tathâgata a dit que la personne

qui a un corps de colosse, alors, n'a pas un grand corps. On dit qu'il a un grand corps. »

 




« Subhûti, le bodhisattva est ainsi. Si quelqu'un dit : «

Je libérerai le nombre incommensurable des êtres vivants » alors on ne peut l'appeler un bodhisattva.

Pourquoi cela ? Subhûti, en réalité, y a-t-il quoi que se soit qui s'appelle bodhisattva ?

C'est pourquoi le Bouddha a dit que tout est dépourvu de moi, dépourvu de personne,

dépourvu d'êtres vivants et dépourvu d'âme. Subhûti, si un bodhisattva disait «

J'ornerai la terre du Bouddha ». On ne peut l'appeler un bodhisattva. Pourquoi cela

? Le Tathâgata a dit que l'ornementation de la terre du Bouddha n'est pas de l'ornementation.

On l'appelle ornementation. Subhûti, si un bodhisattva pénètre dans la vacuité des choses

, le Tathâgata dit qu'on le déclare un authentique bodhisattva. »

18. « Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Tathâgata possède l'œil de chaire, n'est-ce pas ? »

« C'est ainsi Honoré du Monde. Le Tathâgata possède l'œil de chaire. »

« Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Tathâgata possède l'œil céleste, n'est-ce pas ? »

« C'est ainsi Honoré du Monde. Le Tathâgata possède l'œil céleste. »

« Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Tathâgata possède l'œil de sagesse, n'est-ce pas ? »

« C'est ainsi Honoré du Monde. Le Tathâgata possède l'œil de sagesse. »

« Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Tathâgata possède l'œil du Dharma, n'est-ce pas ? »

« C'est ainsi Honoré du Monde. Le Tathâgata possède l'œil du Dharma. »

« Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Tathâgata possède l'œil du Bouddha, n'est-ce pas ? »

« C'est ainsi Honoré du Monde. Le Tathâgata possède l'œil du Bouddha. »

« Subhûti, qu'en penses-tu ? A propos des grains de sable du Gange, le Bouddha en a parlé, n'est-ce pas ? »

« C'est ainsi Honoré du Monde. Le Tathâgata a parlé de ces grains de sable. »

 


                                                                                                                 


« Subhûti, qu'en penses-tu ? Comme ces grains de sable dans le Gange, imagine

qu'il y a autant de Gange que de grains de sable et qu'il y a autant de monde

du Bouddha que de grains de sable dans tous ces fleuves. Cela ferait beaucoup de mondes, n'est-ce pas ? »

« énormément, Honoré du Monde. »

Le Bouddha s'adressant encore à Subhûti dit : « Sur ces terres,

il y a des êtres vivants possédant différentes formes d'esprit, que le Tathâgata connaît parfaitement.

Pourquoi cela ? Le Tathâgata a dit que les esprits n'étaient pas des esprits mais étaient appelés ainsi.

Et pourquoi cela ? Subhûti, l'esprit passé est inatteignable

, l'esprit présent est inatteignable et l'esprit futur est inatteignable. »

19. « Subhûti, qu'en penses-tu ? Suppose qu'une personne remplisse le cosmos

avec les sept trésors dans un but de charité. Cette personne par ces causes et conditions

obtiendrait de nombreux mérites, n'est-ce pas ? »

« C'est ainsi Honoré du Monde. Cette personne par ces causes et conditions obtiendrait vraiment de nombreux mérites. »

« Subhûti, si ces actions bénies étaient réelles, le Tathâgata n'aurait pas dit que

cette personne avait obtenu beaucoup de mérites. Parce que les actions bénies n'existent pas

, le Tathâgata dit que la personne  obtiendrait beaucoup de mérites. »


20. « Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Bouddha peut être reconnu dans la forme parfaite de son corps, n'est-ce pas ? »

« Non, Honoré du Monde. Le Tathâgata ne peut pas être reconnu dans la forme parfaite de son corps

. Et pourquoi cela ? Le Tathâgata a dit que la forme parfaite de son corps n'est pas

une forme parfaite du corps. On l'appelle une forme parfaite du corps. »

« Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Bouddha peut être reconnu par les signes parfaits, n'est-ce pas ? »

« Non, Honoré du Monde. Le Tathâgata ne peut pas être reconnu par les signes parfaits.

Et pourquoi cela ? Le Tathâgata a dit que les signes de perfection n'étaient pas parfaits. Ils sont appelés signes de perfection.

                                                                                                                                                         

 

 

 

 

21. « Subhûti, ne dis pas que le Tathâgata forme cette pensée :

 

« J'aurai une vision du Dharma ». Ne forme pas cette pensée. Et pourquoi cela ?

Si des personnes disent que le Tathâgata a une vision du Dharma, alors elles ont calomnié

le Bouddha car elles sont incapables de comprendre pourquoi je parle ainsi. Subhûti,

le Dharma qui est dit manque du Dharma que l'on peut dire. On l'appelle le Dharma parlé. »

Alors, le Vénérable Subhûti dit au Bouddha : « Honoré du Monde, n'est-il pas douteux qu'il y

ait des êtres vivants dans les prochaines ères futures qui donneront naissance

à des esprits remplis de foi car ils auront entendu ce Dharma ? »

Le Bouddha répondit : « Subhûti, l'être vivant d'un être vivant, le Tathâgata l'a dit, n'est pas un être vivant. On l'appelle ainsi. »

22. Subhûti dit au Bouddha : « Honoré du Monde, l'obtention par le Bouddha de la suprême

et inégalable bodhi est-elle obtention de rien du tout ? »

 


Le Bouddha répondit : « C'est ainsi, c'est ain
si. Subhûti, dans ma suprême et inégalée bodhi,

il n'y a pas la plus mince chose qui puisse être obtenue. C'est ce qu'on appelle la suprême et inégalée bodhi. »

23. « De plus, Subhûti, le Dharma est équanimité, sans haut ni bas.

C'est ce qu'on appelle la suprême et inégalée bodhi. En ayant ni moi, ni personne,

ni être sensible, ni âme et cultivant tout ce qui est bon, ainsi, on atteint cette suprême

et inégalable bodhi. Subhûti, les mots « ce qui est bon », le Tathâgata l'a dit, ne sont

pas de bonnes choses. On les appelle seulement ainsi.

24. « Subhûti, suppose qu'une personne ait accumulé des montagnes comme le Mont Sumeru

ou une quantité incommensurable des sept trésors d'une telle taille et en nombre semblable

au Mont Sumeru dans un but de charité. Si une personne reçoit, observe,

lit et récite seulement quatre lignes des versets du Sûtra de la Perfection de Sagesse

, et les explique à d'autres, le mérite du premier ne pourra atteindre le centième du second.

La trillionième partie, elle-même, ne pourrait lui être comparée.

 



BOUDHA DE MEDECINE

                                                                                                                            

25. « Subhûti, qu'en penses-tu ? Dirais-tu que le Tathâgata a cette pensée : «

Je sauverai les êtres vivants ». Subhûti, il ne pourrait avoir cette pensée. Pourquoi cela ?

En réalité, pour le Tathâgata, il n'y a pas d'êtres vivants à sauver. S'il y en avait, alors, le Tathâgata aurait un moi,

une personnalité, un être sensitif et une âme. Subhûti, le Tathâgata a dit que posséder un moi

n'est pas posséder un moi. Alors que les hommes dans l'illusion voient différents

êtres et sont contraints de s'attacher au moi. Subhûti, le Tathâgata a expliqué

que les hommes ordinaires ne sont pas mortels. On les appelle « hommes ordinaires ».

26. « Subhûti, qu'en penses-tu ? On reconnaît le Tathâgata à 32 signes, n'est-ce pas ? »

Subhûti répondit : « C'est ainsi, c'est ainsi. On reconnaît le Tathâgata à ses 32 signes ».

Le Bouddha dit : « Subhûti, si l'on reconnaît le Tathâgata à ses 32 signes alors

la noble et royale roue tournante est le Tathâgata. »[19]

Subhûti dit au Bouddha : « Honoré du Monde, si je comprends le sens des paroles

du Bouddha, le Tathâgata ne peut être reconnu par ses 32 signes. »

Alors, l'Honoré du Monde récita ces vers : « Si on ressemble au Tathâgata par la forme

ou par le son de la voix, on me cherche,   cette personne marche sur le mauvais chemin

et se trouve dans l'incapacité de reconnaître le Tathâgata »

 



                                                                                        

 

                                                                                                                 



27. Subhûti, suppose que tu formules cette pensée : «

Ce n'est pas grâce aux signes parfaits que le Tathâgata a atteint la suprême et inégalable bodhi.

Subhûti, ne formule pas cette pensée : « Ce n'est pas par les signes parfaits que le Tathâgata

a atteint la suprême et inégalée bodhi ». Subhûti, suppose que tu aies formulé cette pensée

: « Engendrer la suprême et indépassable bodhicitta s'appelle le Dharma de la cessation »

. Ne formule pas cette pensée. Et pourquoi cela ? Engendrer la suprême et indépassable

bodhicitta ne peut être appelé le Dharma de la cessation.

28. Subhûti, suppose qu'un bodhisattva remplisse des mondes aussi

nombreux que les grains de sable du Gange avec les sept trésors dans un but de charité.

Suppose à nouveau qu'une personne connaisse chaque chose et soit sans ego et ainsi

atteigne la complète tolérance pour tout. Ce bodhisattva surpassera le premier en vertus.

Parce qu'un bodhisattva ne reçoit pas de vertu bénie. »

Subhûti s'adressa au Bouddha : « Honoré du Monde, comment les bodhisattvas ne peuvent-ils recevoir de vertu bénie ? »

« Subhûti, les actes bénis des bodhisattvas ne peuvent être sujets de désir ou d'attachement.

C'est pourquoi je dis qu'ils ne reçoivent pas de vertu bénie. »

29. « Subhûti, s'il y a une personne qui dit que le Tathâgata vient, va, s'assoit ou s'allonge.

Cette personne ne comprend pas le sens de mes paroles. Pourquoi cela ?

Un Tathâgata est sans endroit d'où il put venir mais aussi sans endroit

où il puisse se rendre. C'est pourquoi on l'appelle un Tathâgata. »

 

                                                                                                                                                    



« Subhûti, suppose un bon fils ou une bonne fille en train de moudre un nombre incommensurable

d'atomes. Qu'en penses-tu ? Ces atomes sont vraiment nombreux, n'est-ce pas ? »

« Très nombreux, Honoré du Monde. Pourquoi cela ? Si ces atomes existaient réellement,

le Bouddha ne parlerait pas de myriades d'atomes. Pourquoi cela ? Le Bouddha

a dit que les atomes n'étaient pas des atomes. On les appelle atomes. Honoré du Monde,

le Tathâgata a dit que le nombre incommensurable de mondes n'était pas des mondes. Pourquoi cela ? Si les mondes

existaient réellement, ils apparaîtraient comme une simple entité.

Le Tathâgata a dit que l'apparence d'une simple entité n'est pas l'apparence d'une simple entité

. Les mondes ne sont pas des objets en soi mais une collection de composants auxquels on donne l'étiquette monde. »

« Subhûti, l'apparence d'une entité est intraduisible. Seul, l'homme ordinaire s'attache à ses propres actes. »

31. « Subhûti, suppose quelqu'un disant que le Bouddha a parlé d'une vision de l'ego, d'une personne,

d'un être sentant ou d'une âme. Subhûti, qu'en penses-tu ? Cette personne comprend le sens de mes paroles, n'est-ce pas ? »

« Non, Honoré du Monde, cette personne ne comprend pas le sens des paroles du Tathâgata.

Pourquoi cela ? L'Honoré du Monde a dit que la vision de l'ego, de la personnalité,

de l'être sensible ou de l'âme ne sont pas des visions de l'ego, de la personnalité, de l'être sensible ou de l'âme. »

                                                                                                                       

 

                                                                                                                                   

         

« Subhûti, dans la suprême et indépassable bodhi, toute chose sera connue, sera vue et aussi

comprise avec ferveur comme les signes d'un Dharma inaccompli. Subhûti, le Tathâgata

a utilisé les mots « signe du Dharma ». Ce ne sont pas les signes du Dharma. On les appelle simplement ainsi. »

32. « Subhûti, suppose qu'une personne remplisse un nombre incommensurable

de monde avec les sept trésors dans un but de charité. Et suppose qu'il y ait un bon fils

ou une bonne fille qui engendre la bodhicitta, étudie seulement quatre lignes

de vers du Sûtra, les reçoive, les respecte, les lise et les explicite pour d'autres.

Cette vertu bénie dépassera toute autre. Et comment pourra-t-elle les expliciter pour d'autres ?

En n'adoptant pas les images de l'absolu, de l'inamovible. Pourquoi cela ?

« Toutes les choses conditionnées   sont comme des rêves, des illusions, des bulles, des ombres ;

Comme la rosée et comme des éclairs.   C'est ainsi que l'on doit les considérer. »

Quand le Bouddha eut exposé ce Sûtra, le vénérable Subhûti, les moines,

les nonnes, les laïques hommes et femmes, les dieux, les humains, les asuras de tous les mondes

qui avaient écouté les paroles du Bouddha étaient tous exaltés

. Avec foi, ils adoptèrent et transmirent la pratique du Sûtra de la sagesse de la perfection du diamant.