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LE LOTUS DU DIAMANT 1

 

 

Le Sutra du Diamant

st un des grands textes parmi les sutras Prajñaparamita.


Le Sutra du Diamant prend la forme d’un dialogue entre le Bouddha et son disciple Subhuti.

Le thème central est la vacuité, l'absence de caractère fixe et inchangeant de toute chose

, de tout état d'esprit, de toute pensée. En tant que matière précieuse, le diamant est recherché

mais il représente ici ce qui empêche le sage de progresser et d'atteindre finalement l'éveil.




Le Soutra du Diamant   

Soutra de la Parfaite Sagesse"
1.

Ainsi ai-je entendu. Un jour, le Bouddha s'était retiré à Anâthapindada dans le bosquet de Jeta près de Srâvastî,

avec un groupe de 1250 moines. Ce jour-là, l'Honoré du Monde enfila sa robe

et prit son bol à aumônes pour mendier dans la grande ville de Srâvastî.

Au cœur de la ville, il sollicita chacun puis il retourna à son lieu de résidence pour déjeuner

. Ayant retiré sa robe et rangé son bol, il se lava les pieds, sortit son coussin et s'assit.

2. En ce temps-là, le vénérable Subhûti participait à la grande congrégation

. Il se leva alors, ajusta ses vêtements, et posa son genou

droit à terre. Ayant joint ses paumes en signe de respect,

il s'adressa au Bouddha : « Honoré du Monde, extraordinaire est l'attention parfaite du Tathâgata[1]

pour les Bodhisattvas mais

également parfaite votre confiance envers les Bodhisattvas.

 

 

guru rimpoche



Honoré du monde, de quelle manière de bons enfants pourraient-ils engendrer le lieu du suprême

et inégalé état d'éveil ? Comment pourraient-ils maîtriser leur esprit ?
 Le Bouddha répondit : « Excellent ! Excellent !

Subhûti, comme tu l'as dit, le Tathâgata est parfaitement attentif aux Bodhisattvas

et parfaite est sa confiance envers les Bodhisattvas. Si vous écoutez attentivement,

je vous expliquerais comment de bons enfants, fils et filles, pourront engendrer

l'état d'éveil et y résider, et comment ils pourront ainsi maîtriser leur esprit. »

« Oui, Honoré du Monde, je vous écouterai avec joie. »

 



                                                                                                                                                         


                                 3. Le Bouddha s'adressa à Subhûti en disant : « Les Bodhisattva-mahàsattvas maîtriseront ainsi leur esprit

: Où il y a le moindre être sensible, qu'il soit né d'un œuf ou d'une matrice, engendré dans l'eau

ou par mutation, qu'il y ait forme ou non, qu'il soit doué de pensée ou non, qu'il ait eu une

conscience ou non, je les aiderai tous à se libérer pour entrer dans le Nirvâna

. Ainsi, bien que libérant les êtres sensibles sans mesures, sans calculs et sans limites,

dans la réalité, il n'y a pas d'êtres sensibles qui atteindront cette libération

. Qu'est-ce à dire ? Subhûti, si un bodhisattva a l'image de soi-même, l'image d'une personne

, l'image d'un être ou l'image d'une âme, alors, il n'est pas un bodhisattva.

4. De plus, Subhûti, un bodhisattva qui suit le Dharma ne s'installerait pas dans la pratique de la charité

. C'est-à-dire qu'il ne s'installerait pas dans les formes de la charité. Ni même dans les sons, les odeurs, l

es goûts, les sensations tactiles ou les idées de charité. Subhûti, un bodhisattva serait ainsi charitable

sans avoir à assumer de telles images. Pourquoi ? Si un bodhisattva ne s'identifie

pas aux images de la charité, sa véritable vertu est incommensurable.

Qu'en penses-tu Subhûti ? Vers l'Est, la distance peut-elle être mesurée ou non ? »



ANITHABA




« -Non, Honoré du Monde. »  « -Subhûti, vers le Sud, l'Ouest, le Nord, le Centre, le Zénith et le Nadir,

la distance peut-elle être mesurée ou non ? »   « - Non, Honoré du Monde. »

« - Subhûti, la vertu sacrée d'un bodhisattva qui ne s'installe pas dans des représentations

de la charité est également semblable. On ne peut la mesurer. Subhûti, les bodhisattvas

peuvent uniquement se fier à cet enseignement. »

5. « Subhûti, qu'en penses-tu ? On peut reconnaître le Tathâgata par les trente deux signes du Bouddha, non ? »

« Non, Honoré du Monde. On ne peut pas reconnaître le Tathâgata par ses signes corporels.

Et pourquoi cela ? Le Tathâgata a expliqué que les signes du Tathâgata n'étaient pas des signes corporels. »

Le Bouddha s'adressa à Subhûti disant : « Les signes que possèdent les personnes

ordinaires sont tous vides et erronés. Si l'on peut percevoir que ces signes ne sont pas des signes,

alors on reconnaît le Tathâgata. »

6. Subhûti dit au Bouddha : « Honoré du Monde, n'est-il pas douteux que des êtres

doués de sensations entendant ce discours atteignent la foi parfaite ? »

 



 

                                                                                                                                              
                                                                                             

Le Bouddha répondit à Subhûti : « Ne dis pas cela. Pendant la période de cinq cents ans q

ui suivra la mort du Tathâgata, ceux qui observeront les préceptes et cultiveront la volonté

sacrée pourront atteindre l'esprit de la foi à partir de cet enseignement parce qu'il est authentique.

Il est certain que ceux-ci n'ont pu approcher un Bouddha, deux Bouddha, trois, quatre,

ou cinq Bouddha pour planter les bonnes racines. Ils ont planté les bonnes racines près

d'un nombre incalculable de centaines de milliers de Bouddha. En écoutant ces enseignements,

même sous la forme d'une simple récitation,

ils atteindront la pure Foi. Subhûti, le Tathâgata sait parfaitement et voit parfaitement

que ces êtres doués de sensations atteindront ainsi une telle vertu sans limites. Pourquoi ?

Ces êtres doués des sens ne retourneront pas aux images d'un moi, aux images d'une personnalité,

aux images d'un être doué de sensation ou à l'image d'une âme. Ils ne possèderont aucune

image du Dharma pas plus que du non-Dharma

 

    

. Pourquoi ? Si l'esprit de ces êtres sensibles était accroché à de telles images,

ils s'attacheraient à un moi, à une personnalité, aux sens et à une âme.

S'ils s'accrochent à des images du Dharma, ils s'attacheront à un moi, à une personnalité,

aux sens et à une âme. Pourquoi ? S'ils

s'accrochent aux images du non-dharma, ils s'attacheront à un moi, à une personnalité,

aux sens et à une âme. C'est pourquoi on ne peut s'accrocher au Dharma ni au non-dharma.

C'est à cause de cela que le Tathâgata dit toujours, « Moines ! Sachez que mon enseignement

oral du Dharma est comme un radeau de bambous. Le Dharma que l'on honore doit être abandonné.

Alors, combien plus ce qui n'appartient pas au Dharma ? »

7. « Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Tathâgata a atteint l'éveil suprême et indépassable, non

? Le Tathâgata a un enseignement du Dharma, n'est-ce pas ? »

Subhûti répondit : « Si j'ai compris la signification du sermon de Bouddha,

il n'y a aucun Dharma que l'on pourrait appelé « le suprême et indépassable éveil ».

Aussi, n'y a-t-il pas de Dharma fiable que le Tathâgata pourrait enseigner. Pourquoi ?

Les Dharmas expliqués par le Tathâgata sont intangibles et inexprimables.

 

TARA VERTE


 

Il n'y a ni Dharmas ni non-dharmas. Pourquoi cela ? Tous les Sages font des

discriminations à partir du Dharma inconditionné »

8. « Subhûti, qu'en penses-tu ? Si une personne remplissait le trisahasra-mahàsahasra-lokadhàtu

avec les sept trésors dans le but de faire la charité alors la vertu méritoire de cette personne serait complète, n'est-ce pas ? »

Subhûti répondit : « Tout à fait complète, Honoré du Monde. Pourquoi ?

Cette vertu méritoire alors ne serait plus une nature méritoire. C'est pourquoi le Tathâgata

a dit que sa vertu méritoire serait complète. »

« Si, de nouveau, il y a une personne qui reçoit et respecte seulement quatre lignes

des vers de ce sûtra et les explique à une autre personne, le mérite de cette personne dépassera celui de quiconque.

Pourquoi ? Subhûti, les Dharmas de tous les Bouddha qui ont atteint l'Eveil suprême

et inégalé de Bouddha proviennent de ce Sûtra. Subhûti, alors les Dharmas de ces Bouddha ne sont pas le Dharma du Bouddha. »

9. « Subhûti, qu'en penses-tu ? Celui qui entre dans le courant[5] est susceptible de penser : «

J'ai réussi à entrer dans le courant ». N'est-ce pas ? »

 

                                                                                                                                                   




Subhûti répondit : « Non, Honoré du Monde. Pourquoi ? L'entrée dans le courant est le

nom qui désigne l'action d'entrer dans le courant et nulle part ailleurs . Il ne s'agit pas d'entrer dans les formes,

les sons, les odeurs, les goûts,

le toucher ou les idées. C'est ce qu'on appelle l'entrée dans le courant ».

« Subhûti, qu'en penses-tu ? Celui qui une fois est revenu[6] est susceptible de penser :

« j'ai atteint l'état de celui qui une fois est revenu », n'est-ce pas ? »

Subhûti répondit : « Non, Honoré du Monde. Pourquoi ? Une fois revenu est le nom d'une arrivée

de plus et en réalité, sans autre future arrivée. C'est ce qu'on appelle Une fois revenu. »

« Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Sans-retour[7] est susceptible de penser : « j'ai atteint l'état de non-retour. » N'est-ce pas ? »

Subhûti répondit : « Non, Honoré du Monde. Pourquoi ? Sans-Retour signifie que l'on est arrivé

dans un lieu au-delà duquel il n'y a plus rien et qui n'a, en réalité, aucun contraire. C'est pourquoi on l'appelle Sans-retour. »

« Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Sage[8] est susceptible de penser : « j'ai atteint l'illumination des sages », n'est-ce pas ? »

Subhûti répondit : « Non, Honoré du Monde. Et pourquoi ? Il n'y a rien, réellement, que l'on pourrait appeler un sage. »

« Honoré du Monde, si un sage pouvait penser : « J'ai atteint l'illumination ! » alors ce serait à cause

de l'attachement au moi, à la personnalité, aux sens et à l'âme. Honoré du Monde, le Bouddha

a dit que j'ai atteint le samàdhi de la non-discrimination qui, entre tous, est le meilleur.

C'est le meilleur parce que je suis libre du désir d'être un Sage.

Je ne pense pas : « Je suis libre du désir d'être un Sage ! ». Honoré du Monde, si j'en étais à penser :

« J'ai atteint l'Illumination d'un Sage !

 


TARA VERTE



» alors, l'Honoré du Monde ne pourrait plus dire que Subhûti est un pratiquant de la forêt merveilleuse,

parce qu'en réalité Subhûti ne pratique en aucun lieu. Et ainsi on l'appelle « Subhûti, le pratiquant de la forêt merveilleuse [9]».

10. Le Bouddha s'adressa ainsi à Subhûti : « Qu'en penses-tu ? Quand le Tathâgata,

auparavant, rencontra le Bouddha Dîpamkara[10], il avait atteint le Dharma que ce Bouddha possédait, n'est-ce pas ? »

« Non, Honoré du Monde. Quand le Tathâgata rencontra le Bouddha Dîpamkara, en réalité, il n'avait pas atteint ce Dharma. »

« Subhûti, qu'en penses-tu ? Les Bodhisattvas ornent les terres du Bouddha, n'est-ce pas ? »

« Non, Honoré du Monde. Et pourquoi ? Orner les terres du Bouddha n'est pas une ornementation.

Ornementation n'est qu'un nom. »

« C'est pourquoi, Subhûti, le bodhisattvas-mahàsattva obtiendra ainsi l'élévation

jusqu'au pur esprit. Il ne demeurera pas dans l'univers des formes quand il atteindra cet esprit,

ni ne résidera dans les sons, les odeurs, les goûts, le toucher ou les idées quand il s'élèvera à cet esprit.

Ceux qui s'élèvent jusqu'à cet esprit ne peuvent demeurer en aucune résidence.

Subhûti, c'est exactement comme une personne dont le corps serait semblable au Mont Sumeru.

Qu'en penses-tu ? Son corps serait immense, n'est-ce pas ? »

Subhûti répondit : « Plutôt gigantesque, Honoré du Monde. Pourquoi ?

                                                             Le Bouddha a dit qu'il n'y a pas un corps qu'on peut dire immense. »                                                                                                                                                            

     

 

 

 

 

11. « Subhûti, supposons qu'il y ait des Gange aussi nombreux

que tout le sable contenu dans le Gange lui-même. Qu'en penses-tu ? Tout ce sable contenu

dans l'ensemble des Gange ferait une grande masse de sable, n'est-ce pas ? »

« Effectivement, Honoré du Monde. Simplement, tous ces Gange seraient

si nombreux qu'on ne pourrait les dénombrer. Alors comment évaluer leur quantité de sable ? »

« Subhûti, je vais te le dire franchement, s'il y avait une bonne descendance aussi

nombreuse que le sable de tous ces Ganges et qui remplissait l'univers avec les sept trésors dans

un but charitable, ils obtiendraient beaucoup de mérites, n'est-ce pas ? »

Subhûti répondit : « Vraiment beaucoup, Honoré du Monde. »

Le Bouddha s'adressa à Subhûti : « Si un bon fils ou une bonne fille recevait et observait seulement quelques lignes de

l'enseignement de ce sutra et qu'il l'explique à un autre, sa vertu bénie surpasserait la vertu bénie de quiconque.

12. De plus, Subhûti, comme il est dit, où ce Sutra est étudié, même s'il ne s'agit que de quatre lignes

de son enseignement, il est assuré que les dieux, les hommes ou les esprits de tous les mondes



 

 



offriront leur soutien à ce lieu comme s'il s'agissait d'un temple ou d'une pagode bouddhiste.

Combien plus s'il y a quelqu'un capable

de le recevoir, le garder, le lire et le réciter en entier ? Subhûti, il sera dit que cette personne

vit le suprême, le meilleur et le plus extraordinaire Dharma. Si ce Sutra réside dans sa demeure,

alors c'est comme si le Bouddha habitait là, honoré par ses disciples. »

13. Alors, Subhûti dit au Bouddha : « Honoré du Monde, quel sera le nom de ce sutra ?

Comment allons-nous le transmettre et observer son enseignement ? »

Le Bouddha s'adressa à Subhûti : « Le nom de ce sutra est

La Sagesse parfaite comme un diamant.[11] C'est avec

ce titre que tu le transmettra et l'observera. Pourquoi cela ? Subhûti, le Bouddha

dit que c'est la perfection de la sagesse[12], alors ce n'est pas la perfection de la sagesse.

Subhûti, qu'en penses-tu ? Le Tathâgata a une interprétation du Dharma, n'est-ce pas ? »

Subhûti dit au Bouddha : « Honoré du Monde, le Tathâgata n'a aucune interprétation. »

« Subhûti, qu'en penses-tu ? Les particules qui composent l'univers sont nombreuses, n'est-ce pas ? »

Subhûti répondit : « Enormément, Honoré du monde. »    

                   


 

                                                                                                                                                  


« Subhûti, le Tathâgata a dit que les atomes ne sont pas des atomes.

On les appelle « atomes ». Le Tathâgata a expliqué que les mots ne sont pas des mots.

On les appelle « mots ». Subhûti, Qu'en penses-tu ? On peut reconnaître le Tathâgata par 32 signes, n'est-ce pas ? »

Non, Honoré du monde. On ne peut pas reconnaître le Tathâgata par 32 signes.

Et pourquoi cela ? Le Tathâgata a expliqué que les 32 signes ne sont pas des signes. On les appelle les « 32 signes ».

« Subhûti, suppose qu'il y ait de bons fils et de bonnes filles qui fassent la charité

et qui soient aussi nombreux que les grains de sable au fond du Gange.

Et suppose également qu'il y ait une personne qui reçoive et conserve quatre lignes de

ce Sûtra et les explique à une autre personne. Son mérite serait encore plus grand.

 


 

 




14. Alors, Subhûti ayant entendu l'explication du Sûtra, eut une profonde compréhension

de sa signification. Il pleura à chaudes larmes et se lamenta puis s'adressa au Bouddha, disant :

« C'est une chose extraordinaire, Honoré du Monde, que le Bouddha expose un Sûtra

aussi profond que celui-ci. Depuis le temps où j'ai acquis l'œil de Sagesse, je n'avais jamais

entendu un semblable Sûtra. Honoré du Monde, s'il y a une autre personne qui entende

ce Sûtra avec un esprit empli d'une foi pure, alors en elle s'élèvera le signe de la réalité.

On pourra dire que cette personne a obtenu la meilleure, la plus extraordinaire vertu.

Honoré du Monde, le signe de la réalité est le contraire d'un signe

. C'est pourquoi le Tathâgata a dit qu'on l'appelait le « signe de la réalité ». Honoré du Monde,

ainsi ayant entendu ce Sûtra et l'ayant compris avec foi, le recevant et le respectant,

 

        
   

il m'apparaît maintenant sans aucune difficulté. Si les Etres sensibles

qui sont venus au monde ces cinq cents dernières années entendent ce Sûtra,

avec une compréhension pleine de foi, le reçoivent et le respectent, alors ils seront transformé de façon extraordinaire.

Pourquoi cela ?  Ces personnes n'auront pas les images d'un moi,

les images d'une personnalité, les images d'une conscience ou les images d'une âme.

Et pourquoi cela ? Les images du moi sont absence de signe. Les images de la personnalité, les images de la conscience, et les

images d'une âme sont absence de signe. Et pourquoi cela

? Etre libre de toute image est par conséquent ce qu'on appelle un Bouddha.

Le Bouddha s'adressant à Subhûti dit : « C'est ainsi, c'est ainsi. Si quelqu'un entendant

ce Sûtra n'est ni étonné, ni inquiet et sans crainte, on saura que cette personne est la plus extraordinaire

 

 



 

 



. Et pourquoi cela ? Subhûti, l'exposition par le Tathâgata de la première perfection

[13] n'est pas la première perfection  . On l'appelle la première perfection.

Subhûti, la perfection de tolérance[14], que le Tathâgata a expliquée n'est pas la perfection

de tolérance. Et pourquoi cela ? Subhûti, j'ai eu, dans le passé, mon corps coupé

en morceaux par le Roi Kalinga et à ce moment-là, je n'avais pas l'image d'un moi,

l'image d'une personnalité,l'image d'une conscience ni l'image d'une âme. Et pourquoi cela

? Dans ce passé, j'ai été démembré morceau par morceau.

Si j'avais eu l'image d'un moi, d'une personne, d'une conscience ou d'une âme, je serais devenu furieux et révolté. De plus, Subhûti,

je me souviens que dans mes cinq cent dernières incarnations, j'ai été un ascète pratiquant la tolérance

. Dans cette incarnation, j'étais sans image d'un moi, d'une personnalité, d'une conscience ou d'une âme.

C'est pourquoi, Subhûti, le Bodhisattva doit être libre de toute

image lorsqu'il engendre la suprême et indépassable bodhicitta.

 



 

                                                                                                                                                

Il ne doit pas résider dans des formes lorsqu'il développe cet esprit.

Il ne doit pas résider dans les sons , les odeurs, les goûts, les sensations tactiles,

où les idées quand cet esprit s'élève. Il doit s'installer ici-maintenant.

S'il a une demeure en son esprit, il doit la changer en non-demeure.

C'est pourquoi le Bouddha a dit que l'esprit d'un bodhisattva ne réside pas dans les formes de la charité.

Subhûti, le bodhisattva qui accorde ses bénédictions sur tous les êtres vivants sera ainsi charitable. Le Tathâgata parle

authentiquement, réellement, sans tricher et sans contradictions. Subhûti,

si l'esprit d'un